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Vaillant / Malavergne / Théron
France
Chin Na Na Poun
2007 - Ref : 332031 |
Price :
19.00 €

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Vaillant / Malavergne / Théron Chin Na Na Poun |
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“Ca tchatche, ça réplique, la voix s'emporte, le tuba se fait volubile et la mandoline sautillante,dans une création acoustique occitane conjuguée au présent."
Daniel Malavergne, Patrick Vaillant et Manu Théron se sont
penchés sur le répertoire de Victor Gélu, poète et chansonnier
légendaire du XIXe siècle marseillais.
Ses textes crus et parfois violents nous viennent d'un monde
que l'industrialisation subite a plongé dans l'incertitude.
C'est une société fantasque, turbulente, baroque et bavarde
que Gélu dépeint en usant de caricatures qui renvoient autant
à la farce napolitaine qu'au mélodrame.
Pour évoluer dans cet univers, les musiciens puisent avec
entrain dans les musiques populaires du XIXe siècle ou
d'aujourd'hui. Tuba, mandoline et voix s'apostrophent sans
ménagement au fil des chansons, faisant parfois surgir des
références musicales imprévues, comme on déambule dans
une rue animée.
Ne visant ni reconstitution historique ni vaine modernisation,
ils tentent surtout de rejoindre la dimension humaine, à la fois
grotesque et émouvante, d'un poète du peuple, qui s'extasie au
"chin-na-na poun" - aux flon-flons - d'une musique de cabaret.
Mandoline électrique, voix : Patrick Vaillant Tuba, Marching baryton : Daniel Malavergne Chant, Percussion : Manu Théron
Du point de vue musical, Patrick Vaillant, Daniel Malavergne et Manu Théron ont choisi ensemble les morceaux, la composition et les arrangements sont le résultat d'un travail de trio, à des degrés divers certes, mais pas inextricables L'esprit même des morceaux est le résultat de la conjonction de leurs trois univers musicaux : celui de Daniel, qui insuffle au spectacle les nombreuses références aux musiques improvisées, à l'univers du théâtre burlesque (très présent dans Chin Na Na Poun), et des musiques en mouvement, qu'elles viennent de la rue, du cirque, de la fanfare des mineurs de la Grand-Combe ou du conservatoire ; celui de Manu Théron, qui est en construction dans ce spectacle, fait appel à ce qu’il connait de la chanson urbaine du XIXè siècle, en Italie ou en France, et à une façon personnelle de la retranscrire. De plus en plus dans le spectacle, Il essaie de "coller" aux narrations, de les
incarner pas seulement vocalement mais aussi dans la gestuelle, les mimiques ou le parlé-chanté, travail qui lui était étranger jusqu'alors ; celui de Patrick emprunte aux musiques populaires méditerranéennes, aux répertoires urbains (depuis la fin du XIXè siècle jusqu'à aujourd'hui), et démêle avec une grande finesse et beaucoup de fougue ce qui nous lie à ces mondes, ce qui peut
encore nous toucher et même nous heurter dans leurs imageries abruptes, parfois sauvages, et dans les évocations lumineuses qu'a laissées Gélu. |
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