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Samir Joubran
Palestine
Tamaas
2003 - Ref : 332015 |
Price :
17.00 €

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Ils ont aimé ! :
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Repertoire 10 |
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Sud-Ouest Dimanche du 9 novembre 2003
La sincérité de l'oud de Samir Joubran a littéralement chamboulé les Nuits Atypiques de Langon en 2002. Personne n'aura oublié le concert de ce Palestinien qui a mis en musique les poèmes de Mahmoud Darwish et écrit pour le théâtre et le cinéma avant d'enregistrer son dernier disque "Tamaas", pour le label daquí, de Langon. Nuit de rêve et de douceur en perspective.
Répertoire de Juin 2003
Samir Joubran et son frère Wissam ont respectivement trente et vingt ans. Ils sont nés à Nazareth dans un milieu où le luth arabe, l'oud, se fabrique, se joue et se fait porteur de la tradition palestinienne et de la musique savante arabe. Samir emmène son jeune frère dans une aventure musicale d'écoutes, d'échanges, de dialogues entre les cordes de leurs deux luths.
Avec une maîtrise et une connaissance manifeste des maqam traditionnels, les deux frères s'autorisent une relecture subtile de cette imposante tradition. Ils promènent leurs cordes entre les différents modes et leurs possibilités rythmiques. Ils y invitent des silences éloquents qui semblent souligner les traces de l'histoire. Ils y ajoutent des citations de chansons populaires, comme autant d'ancrages dans un quotidien qui se nourrit forcément de refrains poétiques.
Ils se souviennent du patrimoine de l'église byzantine. Ils s'abandonnent dans des improvisations partagées, ouvrant des fenêtres subtiles sur les rencontres entre l'Orient et l'Occident, laissant entrer le vent lointain du flamenco. Le disque pourrait être abordé comme un disque de plus dans une discographie déjà riche. Ce serait aller trop vite. Ce serait manquer l'écoute attentive que méritent les Joubran. Nous avons ici, en effet, l'ouvre et le travail de jeunes musiciens, d'une génération essentielle qui reprend le flambeau, qui prolonge, renouvelle et dynamise une tradition séculaire.
Non contents de s'inscrire dans l'histoire du jeu et de la fabrication du oud, Samir et Wissam Joubran donnent également la parole à leur musique. Ils ne jouent pas les yeux fermés pour oublier le présent mais pour mieux s'en nourrir et le laisser passer subtilement dans leurs doigts et sur leurs cordes. C'est de musique arabe qu'il s'agit, mais c'est la Palestine qui se joue ici, elle se chante en poésie instrumentale, elle vibre au son des deux luths. Sans qu'il soit besoin de discours. La force de la musique, la vie qui en émane, la dignité qu'elle affiche sont d'une éloquence rare.
Etienne Bours
Alterites.com du 22 mai 2003
Ce bel album devrait ravir les amateurs de luth arabe. Le oud de Samir Joubran y dessine les pleins et les déliés d'une riche inspiration qui, tout en se conformant aux règles du maqam, affirme une franche liberté dans son approche contemporaine de la variation. Jamais scolaire, son jeu se démarque, non sans une certaine effronterie, de celui des grands maîtres. S'il n'hésite pas à bousculer l'orthodoxie de la tradition, fusionnant par exemple les éléments de plusieurs différents maqamat dans le morceau titre "Tamaas", il sait gagner l'adhésion de l'auditeur par la sensibilité de son jeu. De la rondeur caressante à l'ellipse ironique, Samir Joubran dépeint par les sonorités de sa musique toute une gamme d'émotions, puisant tantôt dans la chanson populaire palestinienne ("Tamaas"), tantôt aux sources des traditions arabes ou flamencas ("El Nesf El Akhar"), tantôt dans la musique Byzantine ("Khalaas"). Au long du répertoire de ce troisième album, il est rejoint par une derbouka ou par son jeune frère Wissam dans un beau dialogue de ouds. Les deux derniers morceaux, enregistrés devant le public des Nuits Atypiques de Langon, témoignent de la ferveur suscitée par ces frères de Palestine.
François Bensignor
Le Bien Public du 19 mars 2003
Qu'est-ce que la paix ? Pour le musicien Samir Joubran, une définition de la paix serait sans hésitation de pouvoir n'être qu'un artiste, que la nationalité palestinienne ne soit qu'une anecdote, qu'elle ne fasse plus de lui un témoin, ni un porte-parole. La paix sera là pour Samir Joubran quand son unique passeport sera la musique, le son du luth et de l'oud, quand il ne sera plus forcé de s'excuser de n'avoir pu faire abstraction de la guerre encore et toujours, même pendant l'enregistrement de son album, Tamaas
Estelle Romano
L'Humanité Hebdo du 29 mars 2003
Révélation du festival 2002 des Nuits Atypiques de Langon, le duo formé par Samir et Wissam Joubran, qui vient de se produire à Paris, fera événement au 2ème Chaînon Manquant (le 29 mars). A l'oud (luth oriental), les deux frères épanchent une musique éminemment sereine. Pourtant, à travers leurs visages, on déchiffre par moments l'affliction qui hante ces messagers palestiniens. Dans leur nouvel album Tamaas (daquí harmonia mundi), mirifique et bouleversant, la pièce Ramallah August 10 a été composée par Samir suite au bombardement de sa maison, perpétré en pleine nuit en 2001. Improvisations érudites, habile déclinaison des maqamat, visite de mélodies traditionnelles et, surtout, comme suspendu entre colère et espoir, ce silence qui accompagne la note. Sublime.
Trad Magazine mai-juin 2003
Les duos de oud sont rares. Celui-ci nous ravit. Deux frères, Samir et Wissam Joubran, Palestiniens originaires de Nazareth, interprètent des pièces composées par Samir Joubran ou improvisent sur des thèmes classiques de musique arabe ou sur le thème d'une chanson arabe traditionnelle.
L'une d'elles "Ramallah August 10", rappelle la ville qui fut le théâtre de tant d'événements. Cette nuit-là, leur maison avait été bombardée. Leur musique exprime toute l'émotion de cette vie marquée par tant de dureté et d'inquiétudes.
Une émotion qui avait gagné aussi le public de des Nuits Atypiques de Langon en août 2002. Celui-ci les avait d'ailleurs chaudement applaudis. C'est que les deux oudistes, accompagnés de percussions (derbouka, daf), présentent une belle complicité tant en ce qui concerne la musicalité que leur humanité.
Ils présenteront ce nouveau disque dans plusieurs lieux en France. Un conseil : ne ratez ni le disque, ni le concert, les deux offrent de précieux moments de bonheur.
Marie-Paule Bonné
1° numéro du journal " Mondomix papier "
Joueur de oud virtuose vivant à Ramallah, Samir Joubran signe, avec " Tamaas " son troisième opus. Profondément engagé pour la reconnaissance d'une identité culturelle palestinienne, le jeune oudiste retranscrit en musique l'intensité d'un combat. Avec ses joies, ses victoires, ses pleurs et ses moments d'espoirs, toute l'émotion distillée dans les improvisations est encore soulignée de silences écrasants. En duo avec son frère Wissam, à la ville comme à la scène, la création musicale de la fratrie Joubran signe l'expression douloureuse d'une réalité qui leur échappe. Dans les bacs le 14 mars.
Sophie Guerinet
Nova Magazine mars 2003
En peu de temps, Samir Hathim Joubrane, fils de luthier au jeu de oud exceptionnel et au physique de jeune premier (il a tenu quelques rôles au théâtre) s'est hissé au rang d'idole de la jeunesse palestinienne, tout en séduisant ses aînés et ses pairs. Né en 1973 à Nazareth, Samir, formé auprès des maîtres locaux, complète sa formation au prestigieux institut de musique du Caire, est remarqué par l'immense Mohamed Abdel Wahab, mais choisi de retourner en Palestine pour mettre son art au service de la cause de son peuple. Avec Abdel Salameh (établi à Lyon), il est le seul musicien palestinien à se produire hors des territoires. Classique, sans austérité, il s'est inséré dans la matrice de la musique arabe en s'inspirant d'un contexte historique et politique douloureux. Compositeur doué et engagé dans un combat pour la mémoire, il fait équipe avec son petit frère Wissam, 20 ans. Les deux virtuoses délivrent un son chargé d'émotion mais jamais désespéré. A l'image de tout être en lutte pour sa simple survie.
Rabah Mezouane
Yasmina de mars 2003
Les musiciens palestiniens, hormis Marcel Khalifé, sont peu présents sur la scène musicale internationale. Voici, dans un style totalement différent du célèbre chanteur engagé, le troisième album d'un talentueux et discret musicien de oud, Samir Joubran, accompagné ici d'un autre oud, par son frère Wissam. Né à Nazareth en Galilée, dans une famille musicienne -son père est l'un des fabricants de oud les plus connus de la région et sa mère chantait dans un ensemble de Muashahat-Samir entre à l'institut de musique de Nazareth à 9 ans, et partira ensuite compléter sa formation au très renommé Conservatoire Muhammad Abdel Wahab au Caire. L'ancien enfant prodige est aujourd'hui le premier musicien à avoir reçu une bourse de deux ans à Italy Pontedera pour les années 2003-2004, à travers le Parlement International des Ecrivains. Ecoutez cet album où Samir Joubran actualise le son du oud, avec des accents d'une gravité toute particulière, comme si la musique mieux qu'avec des mots, exprimait toute la douleur de la Palestine.
Nadia Kkouri-Dagher
l'Humanité du 6 août 2002
Un jour je voudrais simplement faire de la musique pour la musique, de la musique pour sourire. Parce qu'aujourd'hui le son des F16 prend encore une place trop importante dans notre musique, à un point tel que je l'avais enregistré au début de l'un de nos morceaux. Et puis je l'ai enlevé parce que ce son j'en rêve toutes les nuits."Samir Joubran sourit tristement, à chaque minute, où qu'il soit, il repense à ce conflit qui le déchire : "pour moi c'est très difficile d'établir une distinction entre le fait d'être musicien et le fait d'être Palestinien".
Bertrand Catus
Sud-Ouest du 6 août 2002
Venus de Palestine, Samir et Wissam Joubran juste accompagnés de leur ouds ont transformé la nuit en un rêve de douceur. Sur leurs visages, on pouvait voir défiler les souffrances d'un peuple. Dans le cadre superbe de la scène des Arcades, ils ont transformé ces quelques notes en une nuit magique.
Bérengère Dunglas
Le Figaro du 5 août 2002
Samir et Wissam Joubran ne purent cacher leur émotion lorsque l'auditoire exulta, debout, à la fin de leur représentation. Le cadre intimiste des Arcades, où ils se produisaient vendredi dernier, invitait déjà à la correspondance. Samir, 29 ans, est l'aîné. Le chef d'orchestre. Le virtuose. Sur son luth ses doigts galopent, avec justesse et sensibilité. Aux sextolets trépidants et enrobés de trilles succèdent les syncopes, suaves, énigmatiques, chevauchant des portées qui inspirent au-delà des barres de mesure. Ce jour-là Samir a joué pour sa femme et sa fille bloquées à Ramallah. Le public a écouté, la gorge nouée, l'histoire de ces deux garçons complices dans leur musicalité, leur fraternité et leur humanité.
Valérie Sasportas
Le Monde du 4 et 5 août 2002
Il joue les yeux clos. Sur son visage passent des ombres, des inquiétudes, des signes. Quelque chose le brûle de l'intérieur, une intensité cinglante, une pensée. Dans le creux des silences, entre les notes, il y a une réalité qui hurle. Accompagné par son frère Wissam, Samir Joubran interprète Ramallah August 10, « une pièce composée en souvenir de la nuit où ma maison a été bombardé l'année dernière », déclare-t-il. Il la dédie à sa femme et à sa fille de deux ans, dont il ne sait pas , « si aujourd'hui elles ont été autorisées à sortir, si elles ont pu trouver du lait ».
Sud-Ouest du 1er août 2002
Samir et Wissam Joubran possèdent un passeport israélien comme un million de leurs congénères, mais pas les mêmes droits que les Israéliens. Spécialistes de l'oud, artistes reconnus, ils ont cependant du mal à jouer pour leurs pairs et sont victimes de discriminations, voire de violences. Installé à Ramallah, Samir, aîné et leader du groupe, est très proche de Mahmoud Darwich et a souvent joué avec lui, l'accompagnant sur ses textes. Les deux frères parcourent le monde avec un répertoire de musique classique arabe, de compositions et de reprises de textes poétiques abordant des thèmes universels. Ils laissent aussi une large place à l'improvisation, jouant en phase avec le public, au gré des lieux ou des manifestations, ce qui donne à chacun de leur concert une couleur différente.
Céline Musseau |
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